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…La
grande histoire se montre ici sans ostentation, Sylviane Roche restant
à hauteur humaine pour évoquer Joseph à travers les méandres d’une vie
frottée à son époque, et désormais rétrécie, promise à la tisane et aux
gestes lents. Net, dépouillé, émouvant, avec de la gaieté dans ses eaux
mélancoliques, c’est le roman d’un homme qui a chanté «Le temps des
cerises» et qui médite «Le temps des noyaux».
MICHEL AUDÉTAT, L’Hebdo
…Un titre emprunté à Jean-Baptiste Clément, puis deux épigraphes
rappelant la dignité du communisme au moment où beaucoup se réjouissent
de l’avoir enterré: le dernier roman de Sylviane Roche donne d’emblée
le ton. Il sera tout à la fois intempestif et militant. Le Temps des cerises
redit la nécessité, pour qui veut changer le monde, de se salir les
mains et appuie la démonstration sur l’exemple le moins consensuel qui
soit, aujourd’hui, de cette nécessité: l’exemple du communisme! La
provocation ne manque pas d’allure… et en manque d’autant moins que
Sylviane Roche sait la rendre esthétiquement convaincante. (…)
Blumenthal découvre qu’écrire est une activité physique, pourvoyeuse de
crampes et de courbatures mais aussi un exercice subtil d’ajustement à
soi. Du tourbillonnement enthousiaste des premiers chapitres à
l’apaisement méditatif des dernières pages, Sylviane Roche excelle à
inventer l’écriture à l’état naissant où son héros advient peu à peu à
une existence langagière autonome.
JEAN KAEMPFER, Journal de Genève
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