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Un
roman sentimental? Un polar? Oui et non. Dans ce premier roman, pour
lequel il a reçu le Prix Georges-Nicole 2001, Thierry Luterbacher
oscille entre la série noire et la romance. Par la fluidité de son
style et la justesse des sentiments exprimés, Un cerisier dans l’escalier se distingue des deux genres qu’il dépasse et sublime. L’alchimie est remarquable. …Ce
roman est un hymne à l’amour passionnel. La déchirure morale, voire la
déchéance physique qu’il peut entraîner ne sont pas envisagées comme un
aboutissement, mais un passage obligatoire vers une autre forme d’être.
Le personnage ressort grandi, magnifié de sa passion amoureuse. L’amour
qui, au début de l’ouvrage, est «un jeu qui consiste à paraître plutôt
qu’à être», se transforme. La femme humiliatrice devient protectrice.
JACQUES STERCHI, La Liberté
…Beaucoup
d’ambiance et une très belle écriture dans ce premier roman. Lucien
Luthier n’appartient pas à la race de ceux qui doivent toujours en
savoir plus, comme il ne tient pas non plus à ce qu’on en sache trop
sur lui. Il écrit en secret des scénarios qui dorment au fond des
tiroirs, sauf celui de la vie de Fadhila, belle Kabyle des plus
énigmatiques, d’une certaine manière inaccessible, qui vient donner un
sens à son existence, la bouleverse jusqu’à la tragédie. …C’est une
belle histoire d’amour originale dont il nous reste comme une musique
lorsqu’on l’abandonne.
Librairie du Boulevard
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