La première impression - on dit que c'est la bonne -, dès le titre, est que le poète invite les sentiments humains à composer avec le monde environnant, notamment avec l'eau.
L'eau, c'est la vie. N'est-ce pas?
Le premier poème est un cri, prémonitoire:
Lorsqu'il ne restera
Plus rien à étancher
Surgira l'immobilité des hamsters
Et celui de devoir
Sérieusement
Leur parler
Face à face
Dans le silence
Des roues de plastique
Dans le silence
Qui rouille
Rapidement
Dans les poèmes suivants, il est beaucoup question du ciel, c'est-à-dire du jour et de la nuit:
Le silence éphémère
Entre la peau du jour
Et la pilosité nocturne
Ou:
Nous descendions
Vers le soir
Nous raclions
Nos semelles de nuit
Sur les poussières du jour
Ou encore:
En réalité
C'était le jour
Qu'il poursuivait
À perdre haleine
À tous les étages de la nuit
L'amour n'est pas absent, mais il est parfois confus:
Rappelle-moi
C'est urgent
C'est pour dire que je t'aime
Oui, c'est moi, alors
Rien, ça m'a passé
J'étais simplement
Barbouillé
Avant, peut-être, de trouver la solution:
T'embrasser
Pour remettre
La tristesse à plus tard
Lorsque les chemins
Pavés d'envie
Jusqu'à notre repaire
Auront été dégagés
La nature n'est jamais loin:
Son visage
À elle
Sentait
Entre ses mains
À lui
La forêt trempée
Le temps qui s'écoule non plus:
Il leur a échappé
Il a filé par leurs poches percées
Ces fous
Ivres de leur équipée
Avaient oublié
De les recoudre
La fin permet tous les débouchés:
Au revoir
Et surtout
Laissez bien
Le pot de confiture entamé
La porte entrebâillée
L'eau couler
Le gaz ouvert