camPoche 102
La Plaine à l’Eau Belle
Dans son chalet de la campagne vaudoise, un ancien journaliste se remet lentement de la mort de sa compagne. Un été torride et deux arrivées : un ami parisien qui s'obstine à rapporter de la forêt des champignons réputés immangeables et un promoteur qui s'est mis en tête de faire un golf sur la Plaine à l'eau belle. Il faudrait pour cela raser le chalet du journaliste, arracher son pommier ...
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Genre
Roman
Année de parution
2025
ISBN
978-2-88241-532-5
Collection
camPoche 102
Nb. de pages
200
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Revue de presse2
On connaît le chanteur mais moins l’écrivain. Double talent pour un Suisse convaincu qu’on doit changer le monde. Qui ne chante ou n’écrit que ce qu’il connaît. Ici, c’est la campagne vaudoise, où vit, chichement, un journaliste au chômage, Philippe Chapuis, 50 ans, en deuil de son Isabelle. Il médite dans son chalet sur le capitalisme qui «nuit gravement à la dignité de l’homme». Si le paysage est idyllique, l’adversaire est redoutable: un promoteur entêté à faire de ce petit paradis un golf de luxe pour cadres férus du portable. Avec ses copains, autres «damnés de la terre», Chapuis fait de la résistance. David contre Goliath, et c’est bien mieux qu’une farce villageoise.
On connaît le chanteur mais moins l’écrivain. Double talent pour un Suisse convaincu qu’on doit changer le monde. Qui ne chante ou n’écrit que ce qu’il connaît. Ici, c’est la campagne vaudoise, où vit, chichement, un journaliste au chômage, Philippe Chapuis, 50 ans, en deuil de son Isabelle. Il médite dans son chalet sur le capitalisme qui «nuit gravement à la dignité de l’homme». Si le paysage est idyllique, l’adversaire est redoutable: un promoteur entêté à faire de ce petit paradis un golf de luxe pour cadres férus du portable. Avec ses copains, autres «damnés de la terre», Chapuis fait de la résistance. David contre Goliath, et c’est bien mieux qu’une farce villageoise.
RUTH VALENTINI, Le Nouvel Observateur
Ce roman, Bühler nous l’offre avec des mots simples qui, tous, ont des racines précieuses. Et on partage ses colères rentrées, ses questions vitales: qui sont mes amis et quelle image me renvoient-ils? Ai-je assez dit «je t’aime» à la femme qui partage mon lit? Est-ce que je résiste assez à la bêtise, aux rapports de force, aux courants les plus pestilentiels de nos mers sociales? Suis-je bien chez moi?
…La Plaine à l’Eau Belle, un récit aussi riche et «brut de coffrage» que les racines d’un vieux pommier. Un pavé sur le capot des Saab et des Mercedes. Rugueux comme le bonjour de l’artisan. Colérique comme l’hiver des forêts jurassiennes. Acide comme le blanc des troquets. Mais important. Pour ne pas oublier qui nous sommes. Et le pourquoi des racines de l’amitié.
Ce roman, Bühler nous l’offre avec des mots simples qui, tous, ont des racines précieuses. Et on partage ses colères rentrées, ses questions vitales: qui sont mes amis et quelle image me renvoient-ils? Ai-je assez dit «je t’aime» à la femme qui partage mon lit? Est-ce que je résiste assez à la bêtise, aux rapports de force, aux courants les plus pestilentiels de nos mers sociales? Suis-je bien chez moi?
…La Plaine à l’Eau Belle, un récit aussi riche et «brut de coffrage» que les racines d’un vieux pommier. Un pavé sur le capot des Saab et des Mercedes. Rugueux comme le bonjour de l’artisan. Colérique comme l’hiver des forêts jurassiennes. Acide comme le blanc des troquets. Mais important. Pour ne pas oublier qui nous sommes. Et le pourquoi des racines de l’amitié.