Un roman qui se lit dans un souffle
Secrets, disparitions, faux-semblants: tel est ce polar romand qui mêle
avec habileté investigation et introspection, et entraîne le lecteur
dans un jeu de pistes aussi troublant que captivant. Au-delà de
l’énigme, la quête de vérité devient un instrument de connaissance de
soi, des autres, et du monde.
Un libraire, ancien policier, découvre au fil d’un tri une lettre qui
ébranle ses certitudes sur la mort de son père. Et si, sur un ponton
d’une rive du Léman, à Vidy, celle-ci n’avait rien eu de naturel ? Et
si la crise cardiaque apparente dissimulait une réalité plus sombre ?
Que penser également du décès suspect d’un employé de la Bibliothèque
universitaire, surnommée la «Banane» à Dorigny ? Parallèlement, un ami
– toujours actif, lui, dans un commissariat – se retrouve confronté à
une série d’enlèvements d’enfants. À l’image de la pieuvre figurant sur
la couverture, les intrigues déploient leurs tentacules avant de se
rejoindre peu à peu.
Telle est la base de la trame que déploie Jean-François Thomas,
écrivain à la fois amateur éclairé et figure confirmée de la scène
littéraire romande.
Longtemps relégué au second plan par la critique, le roman policier
mérite pourtant une attention renouvelée. Le genre offre au moins deux
niveaux d’interprétation: il se donne à voir comme le reflet de son
auteur et, dans le même mouvement, comme une forme littéraire qui
engage activement son lectorat. À cet égard, l’ouvrage de Jean-François
Thomas en constitue une illustration convaincante. Et lorsqu’il s’agit
de mettre en lumière un auteur suisse, pourquoi hésiter à s’y plonger?
Le roman comme autoportrait
Comme toute œuvre littéraire, le polar révèle souvent celui qui
l’écrit. Le cadre de l’investigation, les milieux explorés, les
obsessions qui affleurent dessinent un portrait implicite de celui qui
tient la plume, comme si le récit devenait le miroir discret de son
parcours. Après des études de lettres, Jean-François Thomas a connu des
trajectoires professionnelles variées; à l’image de son personnage
principal, il a appris à se réinventer sans jamais rompre avec
l’univers des livres ni cesser de s’intéresser à autrui.
Le style lui-même porte la trace de ses cheminements. Comme le
rappelait Michel Tournier, «tout auteur est d’abord un lecteur»: il
n’existe pas de roman «brut», comme cela peut se produire dans le monde
visuel. Toute écriture se nourrit d’héritages et de résonances. Ici,
les références littéraires jalonnent le texte, explicites ou suggérées.
Leur fonction importe plus que leur véracité: elles tissent un réseau
d’échos, tout en installant une profondeur. On perçoit également une
attirance pour le fantastique – jusque dans le titre – qui fait écho
aux incursions répétées de l’auteur dans le genre de la
science-fiction. Cette inclination affleure notamment dans l’évocation
de livres anciens disparus liés à la sorcellerie et à l’ésotérisme,
comme si le récit ouvrait par instants une brèche vers des savoirs
occultes et des traditions enfouies.
Enfin, Jean-François Thomas privilégie les voix aux descriptions. Ses
personnages existent d’abord par leurs paroles, leurs échanges, et même
leurs silences. Ce choix confère au récit une tonalité presque
scénique, évoquant une mise en scène subtile qui rappelle son
expérience d’écriture radiophonique.
Les ressort d’un genre
S’intéresser au roman policier, c’est pénétrer dans une mécanique
subtile où se conjuguent réflexion et tension narrative. L’énigme y
joue un rôle central: elle sollicite le lecteur, l’invite à traquer les
indices, à formuler des hypothèses, à douter. Jean-François Thomas
exploite pleinement ces ressorts, en distillant des éléments en
apparence anodins – une fillette surgie presque par hasard, un accident
de circulation banal – qui gagnent progressivement en importance.
Les jeux sur les mots et les accents typographiques participent
également de cette construction. Le criminel a-t-il un lien avec des
«Crémières», ces femmes travaillant en laiterie? Ou faut-il
plutôt chercher du côté du lieu-dit «Cremières», près de Puidoux, dont
l’orthographe presque identique peut prêter à confusion, si l’on n’y
prend garde?
Bien évidemment, le suspense intrigue l’ensemble. Le désir de
comprendre ce qui s’est réellement produit, et surtout ce qui pourait
encore advenir, pousse à tourner les pages toujours plus vitre. Lorsque
l’intrigue se resserre autour du sort d’enfants enlevés, la tension se
fait vive, presque urgente.
Mais le roman ne se limite pas à une mécanique narrative: il explore
aussi les zones troubles de la psyché. Le protagoniste, hanté par son
passé – il avait causé accidentellement la mort d’un coéquipier de
patrouille –, peine à se défaire de ses réflexes d’ancien policier. À
travers lui, le récit glisse vers une tonalité plus sombre, proche du
roman noir, attentive aux failles et aux culpabilités.
Cette plongée intérieure s’accompagne d’un regard sur le monde.
L’ouvrage aborde, sans insistance démonstrative, des thèmes
contemporains – violences faites aux enfants, dérives humaines, folies
sectaires, complexité des relations familiales – tout en conservant une
dimension intime, notamment dans le rapport du héros à son père disparu.
Le roman joue également sur une diversité de registres: recherche de
vérité, tension dramatique, énigme, mais aussi touches plus légères,
voire ironiques. L’onomastique en offre un exemple discret: Cyriel,
personnage désabusé qui se perçoit comme déclassé, porte un prénom dont
l’étymologie renvoie à la spiritualité et au pouvoir: «celui qui a
autorité». Il se distingue nettement de Martial, figure plus rugueuse,
presque attendue dans sa raideur. Et le fait que le libraire vende des
ouvrages de seconde main prolonge ces clins d’œil et nourrit le jeu des
références.
Porté par un rythme efficace, le texte demeure accessible sans jamais
céder à la facilité. On devine chez l’auteur une attention particulière
à son public, une manière de l’accompagner sans le guider entièrement,
en lui laissant le plaisir de l’interprétation. Car tel est bien là
l’un des charmes du genre: relier les fils, voir émerger une vérité
pressentie ou, au contraire, inattendue.
Enfin, l’ancrage régional ajoute une dimension sensible: reconnaître
les lieux ou croire les reconnaître, renforce l’impression de réalité
et l’immersion dans le récit.
Mais assez dit. Il appartient désormais aux lectrices et aux lecteurs
de se laisser happer par ces pages, et d’en faire leur propre
expérience, portés par un récit qui tient en haleine et dont le
parcours se révèle un plaisir évident.
PIERRE JAQUET, première pblication sur le site de Pro Senectute
Le cri du lézard
L’histoire ne retient pas le sort des malheureux qui commencent la
lecture d’une série de livres par le deuxième tome. À eux sont destinés
les personnages qu’on ne présente plus, les intrigues bâclées et les
motifs en apparence absurdes. Je pensais devoir aussi m’y confronter en
ouvrant Le Cri du lézard de Jean-François Thomas. Je me
l’étais procuré, car sa couverture fantasque m’avait séduit. Pourtant,
une note de bas de page, faisant référence à un roman précédent de
l’auteur, m’a fait redouter de lire la suite d’une histoire dont je
n’avais pas les clés.
Une invitation à rester
Dès les premières pages, la rencontre avec l’inspecteur Cyriel, a
dissipé mes craintes. Avec aisance, l’auteur efface toute impression de
distance avec les protagonistes. Ainsi, une discussion avec Mathilde,
la fille du personnage principal, autour d’anciennes photos souvenirs,
crée un contact direct avec son passé sans appesantir l’intrigue pour
un lecteur qui y serait familier. Cela se remarque notamment dans cet
extrait: «Ce passage en revue leur permettait aussi de se remémorer
nombre de souvenirs, d’évoquer les moments heureux passés en famille,
de retrouver des séquences oubliées des nombreuses années écoulées
depuis la naissance de Mathilde. Mais aussi, hélas, d’évoquer les
moments difficiles, douloureux, que leur famille avait traversés. Les
trop fréquentes absences de Cyriel dues à son métier d’enquêteur, les
tensions de plus en plus visibles dans le couple, la disparition des
amies proches, la dépression de Cyriel qui avait suivi la mort de son
collègue.»
Le portrait gris du héros
Vous l’avez sûrement remarqué dans ce passage, le ton n’est pas à la
rigolade. L’intrigue non plus: Cyriel, a arrêté sa
profession d’inspecteur de police et repris la vieille librairie
d’occasion de son père. En la rangeant, il est lancé par hasard sur une
piste qui laisse croire que son père ne serait pas mort d’un simple
arrêt cardiaque. Lui qui avait rompu avec les enquêtes doit donc se
replonger dans ce milieu pour trouver une réponse à ses questions. Loin
d’être un justicier calme et parfait, il fait preuve de nombreuses
failles. Sortant depuis peu d’une dépression, il lui prend parfois de
violents accès de colère. Ceux-ci m’ont d’abord surpris puis enchanté,
le personnage semble brusquement si réel, si vrai. J’ai été frappé par
la description d’un réveil agité de Cyriel: «Il se réveilla soudain,
en sueur. Il se rendit aux toilettes, but un peu d’eau, se recoucha,
mais peina à se rendormir. Il se leva plus tôt que d’habitude, mal
reposé et de mauvaise humeur. Il se prépara un petit déjeuner. Au
moment de poser son café sur la table, il heurta du coude le coin d’une
chaise et lâcha sa tasse. Le café se répandit sur sa jambe nue, le
brûla. “ Merde, ça fait mal, putain!… “ Furieux, il shoota ce qui
restait de la tasse, et envoya valser les morceaux de porcelaine contre
un des murs de la cuisine, ce qui l’éclaboussa de café noir. “ Et va
falloir nettoyer tout ça ! Pfff… ça sert à rien de t’énerver, mon gars,
le mal est fait…calmos… “ Cyriel prit trois fortes inspirations,
permettant à sa colère de refluer, et de retrouver un semblant de
sérénité. Il se rendit aux toilettes et se versa de l’eau froide sur la
brûlure, afin d’atténuer sa morsure. »
La force de la simplicité
L’histoire se veut réaliste, cela se remarque par la vraisemblance des
émotions des protagonistes mais aussi par la banalité de leur langage.
De même, nombre de fausses pistes glissées ça et là se jouent des
clichés typiques des romans policiers. Aucune place n’est laissée aux
explications rocambolesques. La manière dont Jean-François Thomas
aborde une aventure amoureuse au sein de cette enquête ne manque pas à
la règle, tout semble concret, tragique, banal.
L’intrigue à retournements du Cri du lézard témoigne de
l’expérience littéraire de son auteur et je ne saurais que vous le
recommander. Pour ma part, je vais de ce pas découvrir les autres
aventures de Cyriel dans Une semaine à tuer.
GUILLAUME VINCENT BERCLAZ, blog de l’uni de Fribourg
Mon
cher Gémeaux, Je voudrais ajouter à ta lecture un peu légère d’hier. Ce
sont les symboles qui importent! Certes tu as vu que Vathek est au cœur
du dispositif, en abyme, certes tu as évité de parler, pour ne pas
spoiler comme on dit en français, de ce géant et de son livre mythique
dont je ne vais pas ici proférer l’indicible nom. Mais tu eusses pu
évoquer cet éternel combat du bien et du mal. Y relier ton ami pêcheur
que je vois comme dans le tableau de Konrad Witz, La Pêche miraculeuse,
ici entre les méchants quagga et les cormorans dévoreurs, mais surtout
le Cyriel, ancien flic, modeste libraire d’occasion, petit bourgeois,
un peu trouillard, ni héros ni même antihéros qui va s’éveiller,
chercher, fouiner, se piquer au jeu, consoler une mère éperdue d’avoir
perdu sa fillette jusqu’à lui faire l’amour réconfortant, fraternel
pour la rassurer, sans la liaison qui eût suivi, cliché habituel dans
le romanesque, s’accoquiner avec une espèce d’anar braconnier qu’il
n’aimait guère mais qui se révèle honnête dans la carambouille comme
les truands du Milieu de naguère et efficace, et se manifeste lui-même
courageux, audacieux, voire téméraire et tenace, dans une modeste
illégalité lors de ses explorations. Enfin soutenu dans sa triche par
un ancien collègue au service du bien qui mentira vrai à la hiérarchie,
au procureur et aux médias pour sauver les victimes et son ami et punir
les méchants. Ce gentil modeste aura fait donner le DARD pour stopper
l’hubris d’un illuminé malfaisant. Dans une société qui encourage
l’accélération exponentielle générale, parmi films et romans célébrant
l’héroïsme funambulesque, noyé sous les paillettes rutilantes et les
flots de champagne, qu’il est doux de lire un éloge anachronique de la
modestie et de cette éternelle lutte du bien et du mal en toute
humilité, même si plane en arrière-fond l’Ombre invaincue comme la
matière noire en arrière-plan de l’univers. Voilà ce que j’eusse écrit,
cher frère, si j’avais été toi! bis repetita placent!
PIERRE-YVES LADOR
Jean-François Thomas, Le cri du lézard, Campiche, 2024
Sous la belle, inquiétante voire terrifiante couverture de José
Roosevelt qui ouvre l’appétit du lecteur, un bref roman policier qui va
charmer chacun. Ce futur classique écrit par un conteur grand lecteur
de sf fait partie des littératures de genre et ici mêle au polar, un
zeste de sf, du fantastique. Il évoque la suite des aventures de Cyriel
Sivori, flic défroqué devenu qui a repris la librairie d’occasions de
son père défunt. Un peu de gastronomie et d’œnologie comme il se doit,
des féras mais aussi les méchantes moules quaggas et ces voyous de
cormorans, vive la biodiversité! Mais surtout une tonalité nouvelle: le
monde du livre et une intrigue qui entraîne le lecteur aussi bien dans
la librairie, ses clients collectionneurs étranges qu’à la Bibliothèque
cantonale vaudoise et à ses collections de livres rares. J’aime bien
qu’un auteur de romans de genre montre ses lectures, il est cultivé et
ses lecteurs aussi. Une implacable machine montée par un maître, où
chaque détail prend son sens, rétrospectivement ou permet aux plus
futés de pressentir, mais d’être surpris quand même. On peut voir les
méthodes de la maffia, de possibles trafic d’organes, mais on est vite
projeté dans un univers digne de Dan Brown. Le livre qui tue
existerait-il? Les livres mèneraient-ils le monde ? Faut-il les
interdire? On est intéressé par la mention du Vathek de Bedford imprimé
à Lausanne, en 1787, écrit en français et des autres grimoires volés.
Ce récit gothique fonctionne comme mise en abyme du thème même du roman
que le lecteur ne connaît pas encore. L’ancien flic va résoudre
meurtres, enlèvements et trafics de livres qui, apparemment sans
rapports, finissent comme dans les polars classiques par se croiser et
se relier à la mort du père. Le suspense tient jusqu’au bout et la
double surprise finale, bien que tout soit annoncé comme le prescrivent
les historiens du genre. Un certain humour et beaucoup de respect, des
personnages humains, proches des lecteurs, un ton bonhomme font le prix
de cette enquête sympa. On frôle l’horreur et le fantastique, mais en
restant bien de chez nous.
Une heure et demie de plaisir, de suspense et de frissons, mais, et
c’est là le charme, rien de glauque. Vous pouvez l’offrir à votre
vieille tante ce roman à la fois bien de chez nous, juste ce qu’il faut
de didactique pour ceux qui défendent livres, lecture, bibliothèques et
librairies par un prince du romanesque de genre, un modèle pour nos
écrivains et un plaisir pour les lecteurs.
PIERRE-YVES LADOR
Le Cri du lézard, de Jean-François Thomas
Mais quel est donc le lien entre la mort du père de Cyriel Sifori et
l’enlèvement brutal de la petite Élise devant sa librairie? À vol
d’oiseau, aucun!
Par un malencontreux concours de circonstances, Cyriel, alors
enquêteur, a tué un collègue. Sa vie a basculé dans la dépression. Pas
question de reprendre son métier. C’est pourquoi il a décidé de rouvrir
la boutique de son père, mort dans des circonstances pour le moins
étranges. Un job qui nourrit à peine son homme.
Le rapt de l’enfant sur le seuil de sa porte réveille son instinct de
limier. Il n’aura de cesse de retrouver la fillette: il en a fait la
promesse à sa mère. Il s’acoquine avec le taciturne Blogi, un surdoué
de l’informatique, qui a eu maille à partir avec la justice. Une
surprenante collaboration en marge de l’enquête menée par son fidèle
ami Martial Papin de la police judiciaire.
Un livre «dangereux» serait-il à l’origine de la mort de son père? Avec
l’aide de Blogi, il enfreint la loi et pénètre dans un manoir sinistre
où une quinzaine d’enfants sont séquestrés, victimes des membres d’une
secte.
Une traque qui tient le lecteur en haleine. D’ailleurs l’auteure de ces
lignes a renoncé à une sortie importante parce qu’elle ne parvenait pas
à poser le livre!
Le style de Jean-François Thomas est bien balancé, rapide, concis,
comme celui de tout auteur de polar qui se respecte. Il a l’art de
mener son lecteur par le bout du nez: impossible de laisser errer ses
pensées hors de la trame du récit, qui navigue entre polar et
science-fiction. Deux formes d’écriture tout à fait compatibles aux
yeux de l’ancien président du Conseil de fondation de la Maison
d’Ailleurs d’Yverdon, qui collabore avec la revue française de
science-fiction Galaxies.
Également critique et directeur de collection, l’auteur âgé de 72 ans
déclare: «Je suis un jardinier, je regard ce qui pousse.»
ELIANE JUNOD, L'Omnibus
«Son
père avait été retrouvé sans vie le jeudi 16 juillet 2015, en
possession d'une somme de dix mille francs suisses dans la poche, en
dix billets de mille francs suisses. S'il avait été antiquaire et qu'il
vendait des meubles ou des tableaux, passe encore, mais libraire!
Libraire d’occasion!»
Cyriel Sifori a pris la succession de son père qui tenait une librairie
de livres d'occasion à Vevey. Il était auparavant dans la police, mais
il avait dû la quitter après avoir, accidentellement, tué un collègue.
À l'instigation de son ami Edouard, qui tient la boutique pour lui de
temps en temps, Cyriel fait un jour du rangement. Après avoir vidé un
tiroir du bureau, il ne peut pas le remettre et se demande pourquoi:
«Il se pencha pour mieux regarder à l'intérieur de la cavité. Il
remarqua alors une pochette en plastique, collée sur le haut, dont un
côté pendait et qui, en se repliant sur elle-même, empêchait le tiroir
de rentrer correctement dans son alvéole.»
Dans cette pochette se trouvent des documents dont une lettre, signée
C. Dexter, qui donnait rendez-vous le 16 juillet 2015 à son père pour
la livraison d'un livre rare contre une grosse somme d'argent.
C'est à cette date-là, on l'a vu, que son père, Agénor, était mort. À
l'époque sa mort, d'une crise cardiaque, n'était pas apparue suspecte.
Mais la découverte du contenu de la pochette sème le doute chez Cyriel.
Son ex-collègue Martial avec qui il a dîné un jour, lui a confié qu'il
enquêtait sur l'enlèvement de six petits enfants de clandestins. Or,
quelques jours après, il entend un hurlement féminin près de sa
boutique:
«— Ma fille! Ils ont pris ma fille! Ils ont enlevé ma fille! Au secours! Aidez-moi!»
«Cyriel ne fut pas long à reconnaître la jeune mère dont la fillette
s'était introduite dans sa boutique. Elle portait toujours les mêmes
vêtements, jeans troués et t-shirt blanc.»
Cyriel n'a pas perdu son flair et décide d'éclaircir les deux affaires,
en demandant à plusieurs reprises à Edouard de le remplacer à la
boutique et en mettant Martial, plusieurs fois, devant ses faits
accomplis.
Cyriel n'emploie pas toujours des méthodes orthodoxes pour découvrir
l'atroce vérité dans ... les deux affaires, mais le lecteur ne lui
retire pas pour autant sa sympathie, car l'auteur sait le montrer très
humain...
Blog de FRANCIS RICHARD
Dans
la librairie héritée de son père, Cyriel Sivori découvre des lettres
dont le contenu laisse penser que la mort de son géniteur ne serait pas
accidentelle. Par ailleurs, l’enlèvement brutal d’une fillette devant
son commerce vient aussi perturber son quotidien.
Aiguillonné par sa passion de l’enquête, l’ex-inspecteur Cyriel Sivori
va aller chercher des réponses, et mettre à jour d’horrifiants secrets.
Haut de la page
Vous pouvez nous commander directement cet ouvrage par courriel.
|